Texte de Patrick Chemla

Sauver le passé pour construire une psychiatrie à venir

J’avais proposé ce titre dans l’après-coup des rencontres de la Criée de Juin dernier. Je venais de découvrir tardivement l’œuvre de Walter Benjamin grâce à la lecture des ouvrages de Roland Gori. En particulier de son livre « Et si l’effondrement avait déjà eu lieu » où il entrecroise d’une façon audacieuse les hypothèses de Winnicott et celles de Walter Benjamin.  Roland Gori est venu exposer ses deux derniers livres et son film à la Criée, ce qui m’a engagé dans la lecture des « Thèses sur l’Histoire » de W.Benjamin. Je me suis aussi appuyé sur le livre essentiel de Michael Loewy « Avertissement d’incendie » qui effectue une sorte de décryptage et de « discussion talmudique » de ces thèses ; également sur l’ouvrage de Daniel Bensaid « le pari mélancolique » qui marque un tournant dans son parcours intellectuel et militant.

Entre-temps je viens de « prendre ma retraite » il y a un mois, et cette césure dans mon parcours n’est pas sans importance. Désormais mon travail pour une psychiatrie émancipatrice se trouve décalé d’une praxis collective, quand bien même je souhaite garder des liens de formation et de supervision avec des collègues encore immergés dans les pratiques de l’institutionnel. Du coup le titre que j’avais proposé pour ces journées de l’AMPI  comporte-t-il de nouvelles résonnances…

Je quitte le Centre Artaud après une quarantaine d’années de travail passionnant. J’ai exposé lors des colloques précédents mes inquiétudes motivées par la multiplicité des départs lors de l’épidémie de Covid : une dizaine en peu de temps, dont certains de collègues jusqu’alors fortement impliqués auprès des patients. Peu à peu, mais d’une façon sensible, le collectif a pansé  (pensé) ses plaies, et de nouveaux collègues sont arrivés, se mettant au travail de façon active et créative. Une ambiance de travail s’est ainsi retissée, avec la relance progressive des AG mensuelles, la réanimation des Clubs thérapeutiques, et même la réémergence active de l’interclub articulant les clubs de l’intra et ceux de l’ambulatoire. L’épicerie solidaire créée à l’occasion de l’épidémie contribue au climat d’entraide réciproque, et des ateliers menés avec des artistes relancent de façon sensible la créativité dans le Collectif. J’ai pu assister et contribuer à cette reconstruction après la catastrophe. En m’effaçant progressivement d’une fonction de direction, maintenant assumée par mon collègue Yacine Amhis, tout en œuvrant jusqu’au bout à la cohérence du travail. En particulier en interrogeant sans cesse le réel de la réalité de la vie quotidienne, faite de rencontres sur fond de répétition. Mais aussi de mouvements d’identifications, et en particulier d’identifications projectives sur fond de « transfert-contre-transfert » qu’il s’agit de ne pas rabattre sur des simplifications hygiénistes. C’est la tendance lourde bien sûr de tout établissement : nous avons eu droit à des photos du personnel technique prises dans les AT, adressées à la direction pour renvoyer leur incompétence aux soignants, et imposer de la pédagogie de la vie quotidienne aux patients. Le ressort d’une telle tendance, c’est bien entendu le déni de l’apragmatisme et des défenses psychotiques. L’analyse institutionnelle permanente, la formation de base effectuée par un collègue psychologue Florent Langlois, les supervisions effectuées avec Pierre Delion auront permis de redresser le cap, et même d’accueillir de nouvelles pratiques : je pense aux repas dans un AT articulés à une prise en charge psychothérapique particulièrement difficile. Je pense aussi à la radio produisant des reportages sur la vie quotidienne et les fêtes. Je pense enfin à un studio musical créé dans le local du Club par un infirmier Quentin Varichon, et un musicien  Olivier Vaillant qui aura réussi à faire sortir de l’hôpital des patients particulièrement souffrants se soutenant de ce support d’expression pour chanter, composer des raps ou des poèmes. Ces moments de création  de la vie quotidienne : friperies, fêtes d’été et d’hiver, ont permis de reconstruire un rythme, une ambiance plus légère avec des moments d’effervescence.  J’ai choisi de partir au lendemain d’une des soirées de la SDLFO, particulièrement vivante, construite par le Collectif Artaud incluant  les clubs et le GEM. Le débat avec Olivier Brisson « pour une psychiatrie indisciplinée » donna le ton d’une ambiance joyeuse et sensiblement libertaire. Je me permettrai également de mentionner la fête donnée pour mon départ, qui échappa à la déploration que j’aurais pu craindre : discours, chansons, danses toute une journée chargée de beaucoup d’émotions partagées, mais aussi de confiance dans le passage de relais et la suite à venir. J’ai insisté à chaque fois sur la confiance que j’accordais à l’équipe actuelle, mais j’ai aussi renvoyé les patients à leur responsabilité dans ce qui se construirait désormais en mon absence, mais dans un souci explicite de transmission. Ce que j’ai toujours envisagé comme une continuation avec la nécessité d’une coupure/ lien, qui suppose remaniements des formes instituées. Ce qui compte c’est le mouvement à poursuivre.

S’agirait-il de « sauver le passé » pour le conserver, voire le fétichiser, en faire le lieu d’une nostalgie infinie ? On reconnait dans cette posture une lame de fond qui aura plombé lourdement le mouvement de PI dans nombre de colloques avec une idéalisation gonflante du passé. Nous aurons répétitivement entendu « c’était mieux avant », particulièrement décourageant pour les jeunes générations. Et faux en grande partie pour la plupart des lieux qui n’avaient connu de la PI qu’un blason à la mode de cette époque. Rares furent les services où la PI modifia profondément l’ordre des choses, la hiérarchie statutaire, la place des patients, la fonction club et la création partagée  de la vie quotidienne. Et j’ai donc toujours trouvé insupportable cette culture de la plainte tenant lieu de discours de groupe. Le premier texte que j’ai présenté ici même s’intitulait : « le mur des lamentations est une impasse ». C’était une citation que Jacques Hassoun attribuait à un poète israélien que je n’ai jamais retrouvé. Je pense maintenant qu’il s’agissait dans son élaboration d’un énoncé important dans le cours de sa recherche sur les passions intraitables, et leurs déclinaisons sur le mode de la haine ou de la mélancolie. On entend aussi que cet énoncé rencontrait déjà l’Histoire, et les passions violentes et cruelles qui ne cessent de se déchainer autour d‘un partage pourtant nécessaire des « lieux saints ». Je ne peux m’empêcher de citer un fragment de  la lettre de Freud à propos du sionisme, qui ne cesse de ressortir comme un inédit, alors qu’elle circule publiquement depuis 2004   :

   « Je ne peux éprouver la moindre sympathie pour une piété mal interprétée qui fait d’un morceau de mur d’Hérode une relique nationale et, à cause d’elle, défie les sentiments des habitants du pays »

Il est question dans cette position de Freud, d’une attitude constante chez lui quant à « l’illusion religieuse » et à la fétichisation des reliques. Ce qui ne l’empêche aucunement de se dire juif, et de conclure son parcours par un hommage au monothéisme, et à ce qu’il a apporté à la Kulturarbeit. On peut aussi lire « l’homme Moise et le monothéisme » sous cet angle : hommage et défi pour la psychanalyse dans une confrontation à la religion monothéiste en la délestant de l’illusion religieuse et de la fétichisation du texte de la Torah. Celui-ci se trouve décrypté dans ses refoulements et retranchements au profit de la recherche d’une vérité matérielle et historique.

Le paradoxe de la méthode freudienne qui prétend à la scientificité, c’est qu’elle procède de ce qu’il faut bien repérer comme « acte de foi » dans l’inconscient. Oury parlera du « concept d’inconscient » pour ne pas le chosifier, sans pour autant régler la question de l’acte de foi ! Jean Cooren évoquait un « acte de foi laïque » dans son très beau livre « Autre pourrait être le monde », expression dont je me suis emparée.

En quoi ces détours  nous concernent ils dans ces journées consacrées à la vie quotidienne élevée à la hauteur d’un concept, aujourd’hui écrasée par la novlangue néolibérale ? Il me semble que nous aurions à sauver cette richesse sans la fétichiser, ce qui vaut pour l’ensemble de la méthode. Ce qui compte c’est le mouvement et son éthique. D’où l’inquiétude constante pour Oury de figer le mouvement, en fixant un corps de doctrine : « la PI, ça n’ek-siste pas » !

Je ne sais pas si Oury serait d’accord avec moi, mais je trouve son mode de pensée profondément benjaminien. L’année dernière, j’avais insisté en le citant sur l’absence d’espoir qu’il différencie d’un horizon d’attente. C’est là un point difficile, car nous nous aurions tellement envie de lendemains qui chantent et d’un progrès inéluctable de l’Histoire. Cette vulgate de l’historicisme aura pourtant été déconstruite dans l’entre-deux guerres par nombre d’intellectuels marxistes ou/et libertaires.

C’est là un point difficile que je voudrais aborder avec l’appui à nouveau de Benjamin, Bensaid, Loewy :

 « Dans une lettre de jeunesse, Walter Benjamin rendait hommage, rappelle Daniel Bensaid, à la grandeur de la « fantastique mélancolie maîtrisée » de Péguy ; et dans son essai sur le surréalisme (1929), il se réfère au trotskiste Pierre Naville, selon lequel le pessimisme est une dimension essentielle de la dialectique marxiste. Cette mélancolie révolutionnaire de l’inaccessible, sans résignation ni renoncement, se distingue radicalement, selon Daniel (Bensaid), du chagrin impuissant de l’inéluctable et des complaintes postmodernes en manque de finalité, avec leur esthétisation d’un monde désenchanté » M.Loewy in Contretemps 12 octobre 2019.

Benjamin dans son essai sur le surréalisme(1929) va jusqu’à évoquer  « un pessimisme actif, organisé, pratique, tendu entièrement vers l’objectif d’empêcher, par tous les moyens possibles, l’avènement du pire ».

On retrouve étrangement  les préoccupations de Patrick Boucheron qui dans une tribune du Monde, ainsi que dans un petit livre percutant « le temps qui reste » rejoint à sa façon cette préoccupation. J’extrais deux phrases de sa tribune :

  « Que « les choses continuent comme avant [à aller ainsi] », voilà la catastrophe disait Walter Benjamin [1892-1940]. Elle ne réside pas dans ce qui va arriver. »….

  « Comment comprendre cela en tant qu’historien, cette crise de l’imminence qui affecte l’agir politique au point de nous faire croire que la catastrophe est inévitable quand il s’agirait au contraire de dire : il est grand temps »

Ces propos sont centrés sur l’anthropocène et prennent la mesure d’une catastrophe climatique annoncée depuis longtemps qui ne provoque  pourtant aucune réponse politique crédible. Au contraire les Etats instrumentalisent la catastrophe pour renforcer des discours xénophobes et racistes qui construisent la possibilité de régimes populistes fascisants en Europe et dans le monde. C’est tout cela qui trame l’actuel de ce qui se présente comme modernité. Le « pessimisme actif » de Boucheron, comme celui de Benjamin, vise à donner l’alerte, à nous faire réagir. Si nous laissons les choses aller comme elles vont, nous nous nous dirigerons « cap au pire » comme le titrent Dardot et Laval dans un article remarquable (13 novembre) de Médiapart. C’est en ce sens que j’interprète  « la mélancolie révolutionnaire de l’inaccessible, sans résignation ni renoncement » dont parle Bensaid.

Comment imaginer que ces forces de destruction dans la Culture n’aient pas de répercussion pour la PI mais aussi pour la psychanalyse?  ? Elles touchent très directement ce qui fait le vif de nos métiers : le désir d’altérité et d’hospitalité, l’accueil de l’étranger et de l’étrangèreté, la solidarité et l’amitié. Ce sont à la fois des conditions de possibilité, et des enjeux exigeants cruciaux pour les dispositifs que nous arrivons à construire. Ce déni de la vie psychique que Pierre Dardot a nommé psychophobie, est en lien direct avec « cette nouvelle raison du monde » qui marchandise l’humain, mise sur la concurrence généralisée, et « l’individu entrepreneur de lui-même » (Foucault). Cette nouvelle raison s’infiltre au plus intime de nos existences conduisant à des attitudes de repli, de « privatisation de la vie sociale » (Castoriadis). L’horizon semble tellement bouché et nous renvoie un sentiment d’impuissance, à l’extrême opposé de l’énergie à dégager pour re/construire du Collectif. C’est contre la montée de ces passions tristes qu’il s’agit de s’insurger, y compris en relevant les ruines de ce qui se trouve actuellement détruit des constructions auxquelles nous tenons le plus : clubs thérapeutiques, lieux d’accueil et de soins construits avec amour depuis quelquefois  plusieurs générations.

Pour conclure je reprendrai le propos tenu à Reims en juin dernier.

 Benjamin suggère un « bond de tigre dans le passé » pour évoquer une révolution qui se ferait contre le progrès prétendu de la modernité. Il s’agirait selon lui d’attendre activement « un moment messianique », une sorte de faille temporelle imprédictible. Après tout qui aurait pu prévoir le surgissement de la PI à ST Alban en période d’occupation nazie ? Avec la rencontre hautement improbable de Tosquelles rescapé de la révolution espagnole, du massacre du POUM par les staliniens et les fascistes, et de Bonnafé militant communiste inspiré lui aussi par la Révolution Surréaliste ? Certes Tosq, militant politique,  avait aussi une formation psychiatrique et analytique férenczienne. Il aura compris très vite l’alliance nécessaire sur fond d’amitié fraternelle et conflictuelle avec Bonnafé dirigeant de la résistance armée de la zone sud. Mais qui aurait pu imaginer que dans ces circonstances catastrophiques où 45000 malades sont morts de faim et d’abandon, surgirait la création d’une nouvelle thérapeutique institutionnelle de la folie fondée sur la psychanalyse et la social thérapie ?

Ce « bond du tigre » que Tosq et Bonnafé effectuent,  dans une détermination politique et éthique, poétique aussi ; ce bond va produire une « révolution psychiatrique » indéniable à la Libération. Certes les psychiatres et les soignants impliqués restèrent trop peu nombreux pour transformer radicalement la situation sur le terrain, comme on aurait pu le désirer. Surtout la contre-révolution politique a eu lieu dès les années 1980 avec la victoire d’un néolibéralisme qui a aujourd’hui envahi la planète et trame l’étoffe de nos subjectivités. La loi sur le Secteur qui ne fut votée qu’en 1986 constitua de fait une victoire à la Pyrrhus, s’accompagnant d’une mise en route de l’évaluation et du formatage des pratiques. La plupart n’auront pas voulu croire à une telle défaite, sauf peut-être les fondateurs qui nous prévenaient de l’instrumentalisation de l’antipsychiatrie pour détruire radicalement leur volonté émancipatrice.

 Aujourd’hui il est encore plus clair que cette révolution est à reprendre, que tout est à reprendre sans cesse. Nous n’allons pas attendre passivement « des temps messianiques » fussent-ils métaphoriques, mais nous appuyer de toutes nos forces sur nos praxis instituantes contre la destruction du secteur et de la PI.  Ceux qui vont poursuivre après nous, et dont il s’agit d’accompagner la relève, auront à  affronter les ruines produites par la modernité, dans une sorte de retournement de la pulsion de mort que N Zalztmann a joliment nommé « pulsion anarchiste ».  Rien de nos créations ne peut, hélas ou heureusement, se  capitaliser dans une logique marchande, mais l’Histoire peut s’écrire et se transmettre, et  il s’agit toujours  d’attraper le kairos par les cheveux. A la condition de rester prêts à bondir, dans une « attente abductive », une attente qui n’espère pas être comblée,  du surgissement du « hors d’attente » dans une nouvelle faille du temps. Il s’agit de se donner les moyens de résister de façon singulière et collective, pour nous tenir prêts. L’attente active suppose  une mise en œuvre des subjectivités désirantes. Je crois que nous traversons un moment dangereux où tout nous pousserait au repli ou au silence. Le mouvement de PI a toujours mis au travail la double aliénation sociale et politique. Au-delà de la transmission des savoirs, des formations et des supervisions qui soutiennent les pratiques actuelles de l’institutionnel, il nous faut des lieux de rassemblement pour réagir ensemble à cette destructivité. Hier le collectif des 39, aujourd’hui le Printemps de la Psychiatrie, mais aussi tous les lieux où la PI reste vivante comme l’AMPI, St Alban, La Criée,  tous les regroupements et personnes qui se reconnaissent dans cette valeur humaine de la folie…

Je vous invite donc à participer aux prochaines Assises citoyennes du soin psychique les 24 et 25 mai 2024 à la Bourse du travail de Paris, à l’initiative du Printemps de la Psychiatrie, du Collectif des 39 et des CEMEA

Patrick Chemla

Inscriptions aux journées de l’AMPI 2023

Inscriptions aux journées de  l’AMPI 2023

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Journées de l’AMPI 2023

Conférence de Yann DIENER

Conférence de Yann DIENER

L’AMPI ACCUEILLE YANN DIENER, psychanalyste à Paris
auteur de LQI – Notre langue quotidienne informatisée (éd. Les Belles Lettres, 2022)

à LA CASA CONSOLAT

Le 29 juin 2023 à 18 Heures

Pour une Conférence / Débat

« Peut-on encore parler sans le langage machine ? »

Quatrième de couverture de LQI :
« J’ai tenu ce journal au début des années 2020. Quand on pouvait encore faire la différence entre la
parole et la communication. Mais déjà, dans beaucoup de situations, on n’y voyait plus très clair. »
Yann Diener relève dans le langage courant des mots et des expressions venus du jargon informatique :
« Pendant toute mon enfance j’ai fait l’interface entre mes parents » ; « Je suis déconnecté de ma famille » :
ces termes n’étaient utilisés que par des informaticiens il y a seulement quelques années.
L’auteur tente de mesurer les conséquences individuelles et collectives de ce glissement de la parole vers le langage machine, lequel est fondé sur un langage binaire. Digicodes, codes de messageries, mots de passe, cryptogrammes, QR codes : nous passons beaucoup de temps à « saisir » des codes, et à en parler.
Et quand nous utilisons nos ordinateurs et nos téléphones, nous ne remarquons plus que nous faisons « tourner » des lignes de code .
Dans LTI, Victor Klamperer montrait comment la mécanisation de la langue allemande avait permis de mécaniser la pensée et les actes ; L’enquête de Yann Diener montre comme l’informatisation du langage rend notre pensée toujours plus binaire.
Yann Diener a également publié : On agite un enfant (éd. La Fabrique, 2011) et Des histoires chiffonnées (Gallimard, 2019). Il est chroniqueur à Charlie Hebdo.
ENTREE LIBRE – Nombre de places limité
Réservations par mail conseillées : alain.abrieu@free.fr
La Casa Consolat 1 rue consolat 13001 Marseille – Tel : 09 52 91 66 99

AMPI 2011 – S’il te plait, dessine moi la psychatrie

Avec les participations de : M. Balat, P. Machto, D. Liotta, J. Mornet, M. Le Carpentier, J. Oury, A. Abrieu, P. Hortoneda.

Réalisation : Adrien Pinel et Sylvain Bourg
Production : MicroSillons
Pochette : Faraco JP (Jippride)
Musiques : Val

Une psychiatrie parmi d’autres par Paul Machto
Un psychanalyste de plage par Michel Balat
Chronicité et association
La psychiatrie dans un tiroir par Jean Oury
Question de norme par Daniel Liotta
Savoir et singularité